Préface d’un roman qui ne verra jamais le jour
Posted: June 28th, 2009 | Author: admin | Filed under: autres projets | Tags: annulation, préface, roman | 1 Comment »Encore un ego-roman où l’auteur fait une auto-critique, une auto-analyse, de son parcours intellectuel, de son intériorité, de son “cheminement” !
Ou plutôt, l’appréhension d’un univers, culturel, permettant de caractériser le monde moderne ? Je vois…
Il s’agit de quelqu’un qui a compris et qui nous explique… C’est ça ? Non ?
Rien de tout ceci.
Le témoignage c’est bien autre chose.
Faire œuvre d’historien dans un espace romanesque est chose difficile et impossible, puisque cette perspective ne me correspond en aucune façon.
L’imaginaire est bien assez contraint pour en rajouter une couche.
Mais qui est juge de ce qui est digne d’être écrit ?
Pas moi.
Peut-être vous ?
Peut-être toi ?
Le déploiement des réalités humaines, des méandres des êtres, nécessiteraient des entorses aux académismes. Lorsque l’on a tendance à penser une problématique en l’exposant en trois parties et un nombre équivalent de sous-parties, il faut commencer à se méfier de soi-même. Revenir au constat du sage confronté au disciple qui ne se sent pas progresser [devenir meilleur en somme] :
“Tu es incapable d’aller au-delà de ton propre esprit [par définition]“
De cette aventure romanesque des jugements naîtront.
La question du mélange.
Certains diront donc : “C’est très mélangé”
Henry Miller à propos de vives critiques moralisantes au sujet de Nexus :
“Je suis ce que je suis !”
D’autres diront donc : “Il se prend pour Henry Miller !”
Parmi les programmes du quotidien, un reste fondamental.
S’écarter, s’écarter toujours des gens de la mauvaise foi.
Il est déjà bien difficile de voyager en prenant garde à la frontière qui sépare sa dimension secrète d’une fantasmagorie de soi-même.
Dernière balise.
Pour palier aux lourdeurs dramatiques de l’érudition – la note en bas de page ou de frontispice – les œuvres et citations reproduites ici, pointées, régurgitées, sublimées bien souvent (oui), ne sont pas référencées avec précision et exhaustivité. Cela fait partie des règles en quelque sorte. Il y a le nom des auteurs au minimum. C’est déjà bien.
Dansons !
Nous et nos âmes au bal des esprits.
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