Mon imagination m’avait installé dans l’existence. J’écrivais sous l’emprise d’une nécessité intérieure, et cette nécessité me commandait de créer une vision plus claire de moi-même. Écrire, c’était devenir ce que j’écrivais.*
J’ai décidé d’écrire ce que l’on n’écrit pas, ou du moins ce qu’on ne montre pas.
L’ethnologue n’a pas l’habitude de publier son journal de terrain, ou du moins cela ne se faisait pas.
Mais les choses changent, le monde et les gens, alors pourquoi pas moi.
Je construis sur le net un réseau culturel constitué de sites culturels, justement.
La GASphere : des cultures pas si différentes.
Je suis aux commandes pour les intégrations, mais je ne suis pas seul pour échafauder la créature polymorphe. Mais nombre d’articles sont, il est vrai, écrits par mes soins et je choisis les travaux qui doivent être publiés. Donc quelque chose comme des prismes numériques circulent et s’affichent sur la toile.
Ce site a pour sous-titre Culture in progress.
C’est l’envers du décor des activités que j’essaie de mettre à jour, ou des résurgences.
Je ne dis pas work in progress, parce que la connotation artistique serait inopportune. Je ne suis pas un artiste.
Mon truc c’est plutôt les mots.
G.A.
Gilles Arnaud
*Christopher Priest, La fontaine pétrifiante.
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