Idéologie | Voile

Posted: August 23rd, 2010 | Author: admin | Filed under: AlterAltitude, Imaginaflamenco, JP in photoland, autres projets, blog GASphere, jazz cinéma | Tags: , , | No Comments »

Idéologie

Un ensemble d’idées qui se rapporte à une réalité non pas pour l’éclairer et la transformer, mais pour la voiler et la justifier dans l’imaginaire, qui permet aux gens de dire une chose et d’en faire une autre, de paraître autres qu’ils ne sont.

[à propos du marxisme]

Définition-proposition valable pour nombre de sytèmes de pensées.
Définition-proposition définissant les groupuscules grégaires construits autour d’opinions.

Cornelius Castoriadis, L’institution imaginaire de la société.


éthique du savant-fou

Posted: September 28th, 2009 | Author: gasphere | Filed under: autres projets | Tags: , , | No Comments »

La nature comme principe primordial, tel était son credo.

Le savant-fou avait été invité au lycée pour faire une intervention au sujet de la recherche fondamentale en biologie. Il était d’ailleurs officiellement chercheur au C.N.R.S., spécialisé dans les mécanismes de la photosynthèse. Sa démarche lui avait été suggéré par un autre de nos professeurs, un inadapté également, mais dont la matière de prédilection était la littérature française ; un bon terreau pour alimenter un délire à l’encontre de la censure étatique. L’intervention de l’amoureux du vivant avait été accueilli avec une mou respectueuse mais néanmoins dubitative par notre mentor-biologiste habituel. Il est à remarquer qu’il divaguait à sa façon mais de façon moins poétique. Il défendait la pensée selon laquelle l’homme – il déclamait l’Homme – avait désormais les moyens de devenir un apprenti-sorcier comme jamais auparavant : toutes les règles d’éthique devaient être éradiquées. Vous jugerez du degrés de folie de chacun.

Au sein de cette théologie naturaliste, la terre était un immense organisme vivant. Les hommes avaient beau s’évertuer à se rendre maître des lieux, ils avaient par avance perdu le combat. Les générations futures en témoigneraient. De prime abord, cette considération du cours des choses témoignait d’un optimisme débordant et peut-être halluciné. Au sujet des thématiques hallucinogènes, ce poète du vivant se passionnait pour les plantes et leurs actions et vertus sur les neurones humanoïdes. Izmir avait creuser la question lors des nombreuses discussions et partages qu’ils eurent après la conférence lycéenne et néanmoins alléchante. Deux individus étrangers aux coutumes culturelles partagées à l’excès. Leurs regards étaient rivés vers des sphères de la connaissance où tout est possible, surtout les délires électrocutant les frontières soporifiques du réel. Ils auraient pu écrire une histoire des stimulants et autres narcotiques, aussi bien qu’une étude érudite en collaboration sur l’influence de la pensée alchimique sur l’éclosion de la physique moderne. La confrontation au terrain était le fondement irraisonnée de leur méthodologie outrancière. Les jeunes et plus en âge doivent bien comprendre ce que nous montrons si grossièrement du doigt.

La cassure eut lieu à un moment précis : une fuite malheureuse sur un détail sordide de la vie privée de cet imprévisible professeur Tournesol. Sa propre femme était battue par lui-même. Emphase et redondance de la révélation certes, incongruité avec les valeurs défendues et exprimées dans les comportements journaliers, bien plus encore.


prémonitions ?

Posted: July 22nd, 2009 | Author: admin | Filed under: autres projets | Tags: | No Comments »

Des bataillons de maudits, menés par les données
blafardes que j’aurai exhumées, se mettront en marche.
Les uns pourris et les autres de flamme,
et quelques-uns pourris.

Charles Fort

Sa mémoire était bien-entendu hantée par des images d’enfance. Des séquences morcelées et reconstruites mais ayant la force de la certitude.
L’image d’une place vue d’en haut dans un pays qu’il reconnaissait comme l’Angleterre. Le petit-déjeuner apporté dans la chambre de l’hôtel : corn flakes et oeufs au bacon. Ce voyage avait réellement eu lieu, mais il avait alors seulement trois ans. Et puis il y avait cette étrange vue du ciel.
Les autres impressions constituaient un panorama d’éléments buccoliques, d’un hédonisme pur, noyées dans l’impermanence et la nostalgie. Les lumières élégiaques de ces proximités subtiles avec la nature laissaient leurs empreintes, de la même façon que le soleil continue de nous éblouir, même après que l’on se soit détourné de sa clarté.
Il essaya de jouer avec les enfants à leurs jeux. Parfois il jouait son rôle, à d’autres moments il n’en avait plus la force. Ses parents lui donnaient des libertés à l’intérieur de la maison, et dans le jardin aux essences puissantes et enivrantes. Il avait pris l’habitude de se raconter des histoires. Il en était le héros, ou du moins il apparaissait comme le personnage dont la fonction était de rétablir la paix. La violence ne tuait pas, elle préservait un ordre équilibré. Qui parlait dans ces moments ? Ses amis imaginaires ou les voix différenciées de sa pensée ?

Après quelques détours nous retrouverons son visage.
Les années d’insouciance se seront échappées comme prises de folie. Quelque chose d’aussi réel qu’indéfinissable les auront fait fuir en hurlant.
Chaque chose à sa place.
La gravité sera donc devenue une composante essentielle de ce visage. Nul ne pourra le nier, ni l’éviter. Ses yeux regarderont avec cette intensité trouble, presque brutale parce que trop dérangeante : est-il besoin de l’écrire ? Au hasard des rencontres, certains se sentiront prisonniers de leur conscience, et d’autres penseront qu’il défigure les gens et que ce n’est pas poli.
Chaque fuite a sa forme.
Les amours futiles et leurs impasses auront été déjoué. L’avenir ne lui sourira pas. Il restera un vide à combler. Cette béance engouffrant toutes les autres. Un manque indescriptible, imprescriptible semblera-t-il, comme un comdamné. Les murs et les barreaux seront partout, les portes de sortie ne figureront pas sur un plan. Toute échappatoire sera devenue caduque. Être l’enfermement.
Attendre sans complaisance.
Ne plus devenir seul.
Attendre.

Le décor vous est apparent.
On continue.


NOTA BENE : à lire en boucle sans la citation de Charles Fort, et ce jusqu’à la fin des sons.

Copyright musical : evening-rather late / Rydel


Commencement romanesque

Posted: July 7th, 2009 | Author: admin | Filed under: autres projets | Tags: , | No Comments »


Autrefois je croyais que la force des mots était garante de vérité. Qu’à condition de trouver le mot juste, il ne dépendait que d’un acte de volonté approprié que je parvinsse à consigner sous une forme affirmative tout ce qui était vrai ; j’ai appris depuis que les mots n’ont d’autre valeur que celle de l’esprit qui les choisit, de sorte qu’il entre dans l’essence de toute prose d’être une forme d’imposture.*


Une étincelance d’ombre m’éloignait du chemin.
Il fallait revenir. Revenir à tout prix.

Izmir était accoudé à la fenêtre depuis quelques temps déjà.
La musique était devenue un ensemble de nappes satinées et voluptueuses dans lesquelles sont esprit était. Il y découvrait une consistance, une épaisseur qui lui était familière malgré les incandescences de la nouveauté. Tel un des éveillés, il goûtait. Ces sons, ses sens, le transportaient bien au-delà des toits de cette ville qui en ces instants lui paraissait mirage. D’aucuns parlaient des temps anciens et des moyens qui étaient, tour à tour, imposés, proposés, pour que les fils enfin se tissent. Le passé était devenu un gouffre aux illusions, un refuge aux espérances, une réalité sans nom ne cessant d’être qualifiée pour de bonnes raisons. Pour de mauvaises raisons. Qui sait ? Qui veut savoir vraiment ?
Les bruits familiers avaient disparus dans les présences du silence. La mélancolie étrange trouva une porte de sortie acceptable. Elle allait se déguiser de nouveau, pour se cacher de nouveau.

En un instant alangui le disque s’arrêta. La moiteur et la quiétude du voyageur se firent jour, en conscience, comme des traces, des preuves de ces incursions/excursions du quotidien. Le maintenant se déploya pour faire sa place tandis que la rumeur ménagère s’amplifia presque soudain. Un avion passa. Un moteur s’étouffa pour mourir et renaître sous des doigts agiles et omnipotents.

Il était coutumier de ces “décrochages” comme il en était venu à les qualifier. Depuis quelques mois, la fréquence de ces parenthèses était grandissante. Elles se faisaient donc plus proches mais aussi plus intenses. Cependant, ce n’était pas comme un trou de mémoire, une absence où l’on a l’impression d’avoir été victime d’un larcin de bouts d’existence. Non pas, “en quelque sorte”, “si l’on peut dire”, “selon une analogie éclairante quoique inexacte” : pas d’approximation ici, ni de concession au déjà vu. C’était l’inverse. Une brèche dans le temps aurait été moins oppressante : un autre temps impliquant une perception différente. Même un esprit solide et structuré, sujet de cette dernière, doit perdre tous ses repères, pour en acquérir de nouveaux, mais bien plus vastes.
En somme, c’était l’idiosyncrasie des perceptions communes qui s’exprimait, se réalisait, à chacun de ses décrochages. Le plus surprenant ou le plus drôle – selon les circonstances – résidait dans le fait que cela pouvait se passer n’importe quand dans la journée ou dans la dimension nocturne. Izmir préférait employer cette expression pour désigner la nuit, de la même façon que certains appellent la lune, l’astre nocturne. Ainsi, dans la file d’attente chez le boucher, au moment où la boulangère tend le rendu de monnaie, soit pendant cet instant où le bus passe sous nos yeux et que nous sommes alors incapables d’en fixer un seul point.

Aucune similitude, en apparence, dans les conditions préalables à l’expansion des temps.


* : Christopher Priest, La fontaine pétrifiante.


Préface d’un roman qui ne verra jamais le jour

Posted: June 28th, 2009 | Author: admin | Filed under: autres projets | Tags: , , | 1 Comment »

Encore un ego-roman où l’auteur fait une auto-critique, une auto-analyse, de son parcours intellectuel, de son intériorité, de son “cheminement” !
Ou plutôt, l’appréhension d’un univers, culturel, permettant de caractériser le monde moderne ? Je vois…
Il s’agit de quelqu’un qui a compris et qui nous explique… C’est ça ? Non ?
Rien de tout ceci.

Le témoignage c’est bien autre chose.

Faire œuvre d’historien dans un espace romanesque est chose difficile et impossible, puisque cette perspective ne me correspond en aucune façon.
L’imaginaire est bien assez contraint pour en rajouter une couche.

Mais qui est juge de ce qui est digne d’être écrit ?
Pas moi.
Peut-être vous ?
Peut-être toi ?

Le déploiement des réalités humaines, des méandres des êtres, nécessiteraient des entorses aux académismes. Lorsque l’on a tendance à penser une problématique en l’exposant en trois parties et un nombre équivalent de sous-parties, il faut commencer à se méfier de soi-même. Revenir au constat du sage confronté au disciple qui ne se sent pas progresser [devenir meilleur en somme] :

“Tu es incapable d’aller au-delà de ton propre esprit [par définition]

De cette aventure romanesque des jugements naîtront.

La question du mélange.

Certains diront donc : “C’est très mélangé”

Henry Miller à propos de vives critiques moralisantes au sujet de Nexus :

“Je suis ce que je suis !”

D’autres diront donc : “Il se prend pour Henry Miller !”

Parmi les programmes du quotidien, un reste fondamental.
S’écarter, s’écarter toujours des gens de la mauvaise foi.
Il est déjà bien difficile de voyager en prenant garde à la frontière qui sépare sa dimension secrète d’une fantasmagorie de soi-même.

Dernière balise.
Pour palier aux lourdeurs dramatiques de l’érudition – la note en bas de page ou de frontispice – les œuvres et citations reproduites ici, pointées, régurgitées, sublimées bien souvent (oui), ne sont pas référencées avec précision et exhaustivité. Cela fait partie des règles en quelque sorte. Il y a le nom des auteurs au minimum. C’est déjà bien.

Dansons !
Nous et nos âmes au bal des esprits.



La culture est une forme de vie

Posted: June 27th, 2009 | Author: admin | Filed under: AlterAltitude, Imaginaflamenco, JP in photoland, autres projets, blog GASphere, jazz cinéma | Tags: , , , | 2 Comments »


Aspiration : tendance à réfléchir de la lumière noire


La béance engouffrant toutes les autres avait assez attendu.

Elle était là n’en pouvant plus de sentir cette nourriture
tant promise depuis que les mondes sont
apparus à l’intérieur de sa panse
matrice d’un jour matrice de tous
la grande faim s’était révélée
comme une imprécation aux intonations incantatoires
et sans blasphème aucun…

La première régurgitation enflamma les cieux de sa beauté
puis le rien puis le beau puis le rien
puis le beau s’épanchèrent aux yeux des seul(e)s capables soumis
au spectacle des débordements des unités élémentaires
gonflant vers les directions non encore nommées
là ils elles virent bien autre chose que l’aboutissement
des chemins de la quête mais leur naissance
se mordant la queue face à la source iridescente des multiples
de l’ordre sans début ni commencement ni fin
une profusion d’instants distendus projetés
vers le centre de sa périphérie englobante
où les frontières n’ont ni ce nom ni cette prégnance.

L’exultation d’elle était là partout
la noirceur évacuée ne pouvait plus
sa place tenir !

ce qui afflua alors

partagée elle enfin

ils elles devinrent

enfin elle connue

offrandes et hôtes sans privilèges

Ils elles durent peu à peu considérer leur nouvelle condition.

L’accomplissement de la Substance avait été une simple remise en forme.

Des choses que l’on croit connaître pendant une existence aveugle avant l’éveil de la préciosité omniprésente, et que les loups s’efforcent de cacher de voiler à l’attention des éveillé(e)s.

La grande mort aux vulgaires pétillances des êtres resterait rayonnante au creux pour toujours de leurs vies.

Maintenant, un devoir leur incombait : témoigner de cette possibilité, en rien mystérieuse, de tendre la main vers soi-même.

Le monde est beau de ces aspirations, innocentes ou torturées, où le chaos n’est ni celui des moralisateurs, ni des figues sèches d’une assemblée bien intentionnée.

Ce n’est pas si difficile après tout…
Il suffit d’entamer le voyage vers les terres inassouvies de notre présence.


Textes spectacle équestre

Posted: June 21st, 2009 | Author: admin | Filed under: autres projets | Tags: , | No Comments »


Ces textes sont destinés à mettre le spectacle en perspective, c’est-à-dire de montrer par le verbe l’unité du message conté à travers la diversité des tableaux.


[Tableau 1]

La légende raconte que de l’Esprit émerge la Vie.

Il existe une magie ancienne comme le monde lui-même,
elle permet aux formes de s’offrir à nos yeux,
de faire de nous des personnages lancés dans l’Aventure.

Mais la violence est depuis toujours partout présente.
La discorde semble être la maîtresse des lieux.

Où est la paix ?

Où sont les Rêves ?

Soyons portés par le souffle de la création !

Si l’on veut atteindre les Terres de Lumière,
une Lutte Intérieure devient nécessaire.

Obscurité et Clarté s’opposent et se complètent.
Noir et Blanc sont les pôles d’une même réalité.

Comment faire la part entre le Bien et le Mal ?

[Tableau 2]

La légende raconte que de l’Esprit émerge la Vie.

Ainsi, chacun d’entre nous, aurait été pensé, ou peut-être rêvé,
ou encore désiré au cœur d’un feu ardent, avant d’apparaître tels que nous sommes.

La Volonté est forte – les vies apparaissent.
Le Rêve est puissant – les formes émergent.
Le désir est grand – l’inspiration jaillit, et,
la Passion prend place à ses côtés.

La légende raconte que de l’Esprit jaillit une forme,
et que la Passion l’appela CHEVAL.

[Tableau 3]

Les lignes de fuite et couleurs d’une même lumière s’expriment à l’envie, selon les existences et leurs mosaïques de sentiments.
Danser.
(pause)
Danser ne revient-il pas à créer des formes dans l’espace et à travers les sons, immatériels, mais bien visibles pour ceux qui savent voir au-delà des mots.

Mal être
Bien être
Être
Danser

[Tableau 4]

La légende raconte que de l’Esprit émerge la Vie.

Quel Royaume est le plus vaste ?

Nos émotions s’infiltrent en chaque chose,
elles imprègnent les pas de nos existences.

Ces mouvements de l’Intérieur s’expriment de multiples façons,
chaque art est un langage et leur réunion permet de montrer, de plus près,
les étincelances de nos sentiments, qu’ils soient sombres ou images du bonheur.

La Légende raconte que de l’Esprit jaillit un Joyau,
et la Passion l’appela AMOUR.

[Tableau 5]


ENTRACTE


[Tableau 6]

Les figures d’une géométrie universelle définissent la nature, les animaux, les hommes, tous les hommes, toutes les créatures.
(pause)
Lignes et courbes définissent le Monde,
Lignes et courbes dessinent l’Avenir.
(répétition du module constitué par les deux dernières phrases, jusqu’à disparaître dans l’ombre)

[Tableau 7]

Certains disent que la Vie est un Rêve.

Peut-être que des dieux rêvent nos existences.
(pause)
Mais peut-être que chacun de nous, chaque créature, animal ou homme,
rêve à son tour, et donne à la réalité un nouveau visage.
(pause)
Maintenant, la beauté est partout présente.
L’innocence parle à l’innocence sur une terre paisible où une amitié profonde se dévoile à nos yeux.

[Tableau 8]

Vous pensez que toute cette lumière se suffit à elle-même ?
Que la bonté et sa sœur la pureté pourraient se répandre et s’imposer sans effort, sans lutte véritable ?

Tout le monde est beau et gentil, n’est-ce pas ?
La bonne volonté et la pureté de l’intention suffiraient à effacer ces cortèges de problèmes qui nous assaillent…

Ne confondons pas désir de Paix et Naïveté !

Des hommes n’en ont-ils pas enchaîner d’autres ?

Les machines de guerre n’ont-elles pas, plus que de raison, labourées vos près et vos champs ?

On a coutume d’opposer les villes et les campagnes :
Cités carnassières contre une nature sauvage.

Ne sont-elles pas identiques lorsqu’elles asservissent ?

Gestes qui se répètent.
Insomnies qui s’imposent.
Yeux exorbités de fatigue.
Le mythe cogne à la porte.

Sachons brisez nos chaînes.

[Tableau 9]

Beau Voyage

Un îlot laissa la place à un autre, tour à tour,
pour nous donner à voir les méandres du Labyrinthe de nos vies.

Si nous avons la chance de faire une belle rencontre,
que les destinées se croisent,
et que nous soient montré du doigt les possibilités de Bonheur

… Alors tout est dit est la douceur
devient le Maître Mot…

Dépouillons-nous de nous et des idées reçues.

Soyons simplement cette femme dans un parc qui
chante à son enfant le bonheur entrevu.
Soyons ces amoureux dans les coquelicots qui
laissent les diamants aux reflets des rivières
ils lancent des cerfs-volants en guise de prière
que le jour prochain soit toujours aussi beau.

Soyons les rivières en automne et les feuilles
mortes qui renaissent déjà dans l’eau et ses
reflets mettant à nos pensées éphémères
couronnes de lumière dorée.

Soyons la cruelle journée qui demain sera
la plus belle pour aller danser
Soyons l’impossible et la vie réinventée.

Cessons de nous mentir avant de vouloir dire la vérité aux autres
Guérissons de nous-mêmes car le mal est ancien.

Dépouillons-nous de nous et des Idées Reçues.*


[Tableau 10]


FIN


Le comédien pense que le texte doit être retouché pour qu’il puisse gagner en présence scénique.
Trop l’habitude d’écrire pour une lecture silencieuse.


*Gérard Gélas : extraits + répétition