Posted: November 16th, 2009 | Author: admin | Filed under: Imaginaflamenco | Tags: Métamorphes, Nataraja, Natarajan, Natraj | No Comments »
Texte déclamé [version glaise] – Métamorphes
Nataraja est le maître de la danse.
Maître d’une danse et de toutes les autres.
Nataraja émerge de la terre et revêt son auréole de flammes.
Divinité qui témoigne de la vie enracinée dans cette terre, et de la propension à une vie toute agitée de ces bons vieux morceaux d’argile…
Les formes s’inscrivent dans le temps à l’envie.
Dans l’instant elles se figent.
Dans la durée elles se font voir avec plus ou moins de visibilité,
plus ou moins d’arrogance – peut-être.
Posted: October 22nd, 2009 | Author: admin | Filed under: fausses divaguations | Tags: ras-le-bol | No Comments »
Je vis dans un pays où la population se noie dans une mer noire et fangeuse d’adjuvants, et où les pratiques reposent sur la procuration. Toutes et tous essayant de justifier le bien-fondé de fonctionnements dans lesquels ils se compromettent : dépressifs et suicidaires amateurs et professionnels s’accumulent.
Longtemps, j’ai ressenti une réelle aversion pour ces jeux sociaux qui s’originent dans une lâcheté plus lâche que celle dont je fais preuve. L’indifférence a pris le pas. Ce n’est pas une bonne nouvelle.
Cependant, je me refuse de considérer que je fais partie d’une sorte d’élite qui se constitue au jour le jour, par une conscience affûté des rouages sociaux et surtout psychologiques qui régissent la plupart de nos vies. Je préfère prendre le parti de choisir une forme de lâcheté : refuser de faire l’effort de me fondre, de me justifier, de jouer la comédie des mœurs viciés.
La justification suffit-elle ?
Où est la plus grande souffrance ?
Chez celle ou celui qui, bon grès, malgré, trouve son compte dans les mécanismes comportementaux qui n’ont de pertinence que dans un microcosme malsain ?
Chez celle ou celui qui par goût aime le différent, l’alternatif – par état d’être -, et finit pas se réfugier parce que la rumeur assourdissante l’empêche de vivre ?
La problématique mémorielle devient centrale dans ce jeu du plus lâche pour qu’on atteigne un type de vérité, et pourquoi pas une éthique.
L’aveuglement devient synonyme d’oubli. Le microcosme se gonfle pour devenir le macrocosme. Les autres pistes de développements, individuels et/ou collectifs, ne sont alors de fait plus que des délires, des chemins hors des sentiers partagés volontairement maintenant.
Être dans un coin ou sur une piste devenue observatoire (la métaphore qui vous plaira), empêche d’effacer des pans majeurs de la réalité.
Être un spectateur/acteur implique nécessairement de prendre en compte ce reste du monde sur lequel on se cogne, et qui est l’absurde raison d’un tel positionnement.
Je ne rêve plus de sombrer dans l’assoupissement généralisé.
Je ne me renierai plus.
Si nous ne sommes pas une élite, nous restons peu.
Posted: September 28th, 2009 | Author: admin | Filed under: autres projets | Tags: CNRS, nature, savant | No Comments »
La nature comme principe primordial, tel était son credo.
Le savant-fou avait été invité au lycée pour faire une intervention au sujet de la recherche fondamentale en biologie. Il était d’ailleurs officiellement chercheur au C.N.R.S., spécialisé dans les mécanismes de la photosynthèse. Sa démarche lui avait été suggéré par un autre de nos professeurs, un inadapté également, mais dont la matière de prédilection était la littérature française ; un bon terreau pour alimenter un délire à l’encontre de la censure étatique. L’intervention de l’amoureux du vivant avait été accueilli avec une mou respectueuse mais néanmoins dubitative par notre mentor-biologiste habituel. Il est à remarquer qu’il divaguait à sa façon mais de façon moins poétique. Il défendait la pensée selon laquelle l’homme – il déclamait l’Homme – avait désormais les moyens de devenir un apprenti-sorcier comme jamais auparavant : toutes les règles d’éthique devaient être éradiquées. Vous jugerez du degrés de folie de chacun.
Au sein de cette théologie naturaliste, la terre était un immense organisme vivant. Les hommes avaient beau s’évertuer à se rendre maître des lieux, ils avaient par avance perdu le combat. Les générations futures en témoigneraient. De prime abord, cette considération du cours des choses témoignait d’un optimisme débordant et peut-être halluciné. Au sujet des thématiques hallucinogènes, ce poète du vivant se passionnait pour les plantes et leurs actions et vertus sur les neurones humanoïdes. Izmir avait creuser la question lors des nombreuses discussions et partages qu’ils eurent après la conférence lycéenne et néanmoins alléchante. Deux individus étrangers aux coutumes culturelles partagées à l’excès. Leurs regards étaient rivés vers des sphères de la connaissance où tout est possible, surtout les délires électrocutant les frontières soporifiques du réel. Ils auraient pu écrire une histoire des stimulants et autres narcotiques, aussi bien qu’une étude érudite en collaboration sur l’influence de la pensée alchimique sur l’éclosion de la physique moderne. La confrontation au terrain était le fondement irraisonnée de leur méthodologie outrancière. Les jeunes et plus en âge doivent bien comprendre ce que nous montrons si grossièrement du doigt.
La cassure eut lieu à un moment précis : une fuite malheureuse sur un détail sordide de la vie privée de cet imprévisible professeur Tournesol. Sa propre femme était battue par lui-même. Emphase et redondance de la révélation certes, incongruité avec les valeurs défendues et exprimées dans les comportements journaliers, bien plus encore.
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