livres de l’été ou à peu près

Posted: August 27th, 2012 | Author: | Filed under: blog GASphere, littératures | Tags: | No Comments »

Je continue à faire la liste des livres que je lis. Pour la mémoire, pour me permettre de m’y retrouver dans mon parcours de lecture pour le moins aléatoire.

Je me relance dans Henry Miller : Plexus me parle bien plus maintenant que lors de mes années lycées – sans commune mesure. Je plonge avec exhaustivité dans l’oeuvre de Jonas Mekas.

Revenons aux derniers compagnons neuronaux.

  • L’échelle de Darwin de Greg Bear.
    Envolée sur le thème de l’évolution, où l’homme permet l’apparition d’une nouvelle espèce, sans supers pouvoirs et autres capacités parapsychiques, ni de force herculéenne : autre chose.
  • Serge Brussolo et Les démoniaques. Le Sieur égal à lui-même, étonnant/surprenant, et l’on plonge dans les excès du romantisme noir, avec ses
    (…) jeunes barbus et chevelus, arborant des gilets rouges, se rassemblèrent pour boire dans des crânes en récitant des poèmes lugubres et moyenâgeux.

    Un hommage, avec sa touche si caractéristique, à ces supposés décadents de la fin du dix-neuvième siècle :

    Troubadours efflanqués, grotesques, ils affrontèrent les austères Classiques dans la salle empuantie où l’on jouait Hernani et donnèrent naissance à une véritable révolution littéraire.

    Ce qui me fait penser à Deleuze lorsqu’il réagit à la dénomination/classement d’”auteur secondaire” que l’on donne sans vergogne à Villiers de l’Isle Adam.

  • Bartleby de Melville : chef d’oeuvre.
  • James Rollins, La bible de Darwin. Rien à voir avec la référence précédente. Néo-nazis, génétique et un étrange messianisme.
  • Robert Heilein, Une porte sur l’été. Un classique de SF (1957), remarquable, avec la figure de Petronius, enfin Pete…
  • Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, et de l’élégance il y en a à revendre. Un délice.
  • Ayerdale, Résurgences : la suite de Transparences (un Grand Prix de l’Imaginaire svp).
    Une citation de Sartre, engagement et littérature c’est pas tout à fait dépassé :

    La fonction de l’écrivain est de faire en sorte que nul ne puisse ignorer le monde et que nul ne puisse s’en dire innocent. Et comme il s’est une fois engagé dans l’univers du langage, il ne peut plus jamais feindre qu’il ne sache pas parler.

    Faudrait lire Chroniques d’un rêve enclavé, tout de même – rien que le titre et on en a l’eau à la bouche.

  • Zencity de Grégoire Hervier (Au Diable Vauvert). Là c’est Voltaire qui est cité par l’auteur :

    (…) et dans les villes qui paraissent jouir de la paix, et où les arts fleurissent, les hommes sont dévorés de plus d’envie, de soins et d’inquiétudes qu’une ville assiégée n’éprouve de fléaux.

    G. Hervier se réfère à Georges Bernanos, qui fut aussi un critique de la société de consommation et de l’emprise des médias, etc. Une citation de Zencity mais qui est dans la droite ligne de La France et les robots :

    Des vampires… Je n’aime pas beaucoup cette comparaison, Dominique. Nous ne voulons pas vous vider totalement, juste prendre ce qui nous intéresse. Vous savez, vos convictions nous importent peu en fait, ce qui compte c’est que vous soyez notre client. Ça nous suffit largement.

  • Nathaniel Hawthorne, La lettre écralate. Nathaniel Hawthorne, c’est le pote de Melville, celui à qui il écrivit à la fin de la rédaction de Moby Dick : “C’est un livre méchant que je viens d’écrire et, tel l’agneau pascal, je me sens blanc comme neige.”
  • La précédente fait écho à une lecture effectuée quelque jours avant, Le rêve de Zola, livre terrible.
  • et deux essais :

  • Edgar Morin, Introduction à la pensée complexe. Autant lire La Méthode en son entier.
  • Matière à pensée : dialogue entre Jean-Pierre Changeux et Alain Connes. Alain Connes et la réalité du monde mathématique, Jean-Pierre Changeux qui explique un peu la base de l’épistémologie des sciences. Décevant. Je vais m’engager sur l’ouvrage où se rencontrent Changeux et Paul Ricoeur qui semble plus… enlevé.
  • G. A.


intention d’écrire

Posted: March 31st, 2012 | Author: | Filed under: autres projets, fausses divagations | Tags: , , , , | No Comments »

Il est des interstices qui, bien que vides, sont pleins.

Les éléments disposés disparaissent au regard.
Et pourtant la vacuité regorge.

Une vie naît de cette béance et en grande partie y demeure, pour des siècles et des siècles.

La réalité visible est composée de lignes perdues dans un espace et son immensité. Vérité : débordement de possibilités.

L’écriture peut devenir une obsession.
Être obsédé par le sentiment de ne pas écrire assez – le temps passe, les durées qui ne sont pas envahies par les mots paraissent inutiles et gaspillées.

Le voyage dans le temps continue – en vain ? – sans pause, les moments d’accalmies où tout semble se suspendre sont des illusions. La magie d’un autre, celui que je ne suis pas pendant ces absences, ses manques d’attention et de vigilance, d’attirance à l’égard d’une réalité qui elle n’a de cesse de construire du temps, et je suis autre à mon tour.

Obsession d’écrire.
Prendre son stylo, la plume pour certains désormais rares, se mettre au travail pour trouver les mots, puis accéder à l’équilibre.
Une finalité de mise en place est en question. Le bonheur de l’écriture n’est pas toujours au rendez-vous pourtant. Pas d’angoisse de la page blanche, le problème n’est pas là, il réside dans le besoin d’écrire, pour écrire et donc ne pas sombrer dans la sécheresse du sens. La panne de l’écriture est fondamentalement une perception tarie de sens. Les significations échappent au regard de l’écrivain, il ne voit plus, le flux de pensées naissent selon une vitesse différenciée. Un décalage de rythme obture et empêche la construction créative.

Ecrire, c’est être au centre d’un monde. Cela peut aussi consister en un voyage prescient vers des contrées étranges et familières malgré la nouveauté.
Et donc écrire en précédant le texte : une intention se trahissant elle-même. La page doit se remplir, la noirceur obtenue est un leurre de ce qui aurait pu être, l’aboutissement – encore une trahison – est une genre de dissolution.

Il vaut mieux tout détruire.
Archives interdites.
Brûlez tout !
Autodafé permise.


AlterAltitude devient AlterAilleurs | en un sens

Posted: February 27th, 2012 | Author: | Filed under: AlterAilleurs, AlterAltitude | No Comments »

La chose se diversifie.

Tout ce qui autre : mon attachement à la montagne s’est étendu.

Le plancher des vaches peut être surprenant, et puis faut pas trop creuser dans la voie du “être au-dessus des autres”. On le fait pas à mal, mais l’ego est une entité subtile et pleine d’une puissance rusée.

Donc, vers toujours plus d’altérité et de démarches alternatives, et des voyages réels aussi mais qui ne seront pas des fuites, mais des façons de découvrir et de voir autrement, mais (encore “mais”), en réalité, tout ce qui passe par la faculté de penser est un voyage imaginaire avec des ancres plus ou moins manifestes, n’est-ce pas ?

par là : http://www.alterailleurs.net/


AlterAltitude : phase de chamboulement

Posted: February 26th, 2012 | Author: | Filed under: AlterAltitude | Tags: , , | No Comments »

Le site http://www.alteraltitude.net/ est craché.

Je refais tout, en faisant une partie archive avec les anciens article (les liens sont morts…).

J’ai pas été régulier avec ce projet mais y’ avait des lecteurs.

Nouveau départ avec une idée voisine de l’originale : une insistance sur les voyages.

Et pourquoi pas un blogzine sur mes voyages, des villes qui me tapent dans l’oeil, etc.

à suivre


Le projet jazzandcinema.net

Posted: June 16th, 2011 | Author: | Filed under: autres projets, jazz cinéma | 1 Comment »

Abandon ou mise en standby.

Se replier sur un site spécial cinéma et un autre spécial Jazz.

Ne sais pas encore si je garde le nom de domaine.

Y’ a déjà ça :