Le projet jazzandcinema.net

Posted: June 16th, 2011 | Author: | Filed under: autres projets, jazz cinéma | No Comments »

Abandon ou mise en standby.

Se replier sur un site spécial cinéma et un autre spécial Jazz.

Ne sais pas encore si je garde le nom de domaine.

Y’ a déjà ça :


Lectures du moment sans critiques à la fin de la dernière page

Posted: June 15th, 2011 | Author: | Filed under: blog GASphere | No Comments »

Viktor Pelevine, Le livre sacré du loup-garou, Denoël

Vraiment bon, ça carbure sec jusqu’à la fin. A rapprocher de la trilogie Nightwatch de Loukianenko.
La Russie c’est déjà l’Orient, ne l’oublions pas : l’emprise idéologique soviétique n’a pas pu effacer cet aspect fondamental.
Une renarde coquine et spirituelle.
La littérature venue du froid c’est un vrai changement de perspective.

faire un article serait ou trop court ou trop long.

Warren Ellis, Artères Souterraines, Le diable vauvert

On rigole bien mais, cocasse et plein de situations salaces désopilantes.
La fin est une chute au sens propre : une sorte de Happy End postmoderne.

Frank Deroche, Bio, coll. “Blanche”, Gallimard

Nous étions jeunes, nous étions libres. Nous aimions le tofu, les tisanes ayurvédiques et les graines de quinoa. Nous aimions le feng shui, les salopettes en toile et les sorties sans achats. Les digues que nous avions édifiées nous rendaient invincibles. La maladie ne pouvait rien contre nous. On meurt beaucoup dans ce roman ; on y rit aussi. Le mal n’est jamais sans remède ; la nature console de tout.

C’est la quatrième de couv. et en même temps presque l’intégralité du dernier paragraphe de l’ouvrage.

Je ne vois pas où l’auteur veut en venir. Un livre pour lui-même, sur lui-même ?
Le personnage principal est bien étrange, je ne connais pas de personne de ce type.

Philip K. Dick, Radio free Albemuth, Pocket

L’indispensable prélude à la trilogie divine.

à propos


écrire lire créer : la pression sociale de la bêtise

Posted: May 22nd, 2011 | Author: | Filed under: fausses divaguations | Tags: , , , | No Comments »

Deux citations qui peuvent être inférées à tout type de création : à bon entendeur…

Et cette compréhension livresque des choses… Livresque… Je n’ai jamais bien compris le sens péjoratif attaché à l’adjectif “livresque”. Il accompagne le sens péjoratif que la société, restée brutale sous la fine couche de ce qu’on appelle civilisation et qui ne sont sans doute que quelques manières de table, attache aux choses de l’esprit.
Tiens, le raisonnement. Je ne suis pas sûr qu’il soit aimé.

Charles Dantzig, Pourquoi lire ? ; p. 12

(…) Mais une fois casé par la Providence généreuse, n’oubliez pas de lire !
Ensuite, préparez-vous aux déboires, aux refus, aux doutes, aux appréciations contradictoires, aux jugements cinglants, aux conseils des uns et des autres qui trouveront toujours quelques pertinentes suggestions à apporter à votre travail sans avoir eux-mêmes rien qui vaille qu’on en parle. Apprêtez-vous à entendre les plus énormes chapelets de conneries qui puissent sortir d’une cervelle humaine. Autant de vains mots qu’il vous appartiendra de traduire à rebours si vous valez quelque chose. Le manuscrit que vous trimbalez sous votre bras fera fonction d’évacuation de toute la bile, de tous les ratages de ceux à qui vous montrerez par faiblesse. Vous n’obtiendrez pas de meilleur résultat en ouvrant à fond le robinet de vidange.

Louis Calaferte, Septentrion ; p. 20


Pollock : inégal et le mot est faible : où sont les moments forts ?

Posted: March 23rd, 2011 | Author: | Filed under: blog GASphere, jazz cinéma | Tags: , , | No Comments »

Pollock le film

Ed Harris (réalisation)
Pollock
2000 ; 1h59 (couleur)

[Oscar 2000 du meilleur second rôle pour Marcia Gay Harden]

La vie de Jackson Pollock, peintre abstrait new-yorkais qui connut un succès considérable dans le années 40 et 50, devenant la première grande star de l’art contemporain et le défenseur de la peinture américaine. Tourmenté et autodestructeur, Pollock s’est trouvé pris dans une spirale qui a détruit son mariage, son avenir et, par une nuit d’été 1956, sa vie.

Je ne trouve pas du tout que ce soit un film dense, captivant et surtout pas habité de bout en bout (cf. Télé Ciné Obs). Je ne sais si ça repose sur l’histoire proprement dite de la vie de Pollock, où à la réalisation. A propos de cette dernière, on aurait pu être transporté. Ed Harris sait tenir une caméra, cependant, un film consacré à une pratique artistique autre que le cinoche doit être un peu virtuose que ce soit dans l’agitation ou non. C’est même un défi si l’on considère qu’il est nécessaire me mettre en valeur un art à travers un autre. Là, c’est un peu raté. C’est sûrement un parti-pris de focaliser sur la vie de Pollock avec ses relations avec sa compagne devenue épouse. Mais le travail plastique, au-delà du fait qu’il y a consacré beaucoup de temps, ne permet pas à Ed Harris de nous plonger dans les oeuvres de Pollock.
Dommage.


abstraction ? sérieux…

Posted: January 18th, 2011 | Author: | Filed under: blog GASphere, jazz cinéma, JP in photoland | No Comments »


Comme disait Borges, ou à peu près, tout créateur produit ses propres précurseurs : informés que nous sommes de ce qu’est l’art abstrait, il nous est aisé d’en trouver des traces dans les oeuvres du passé, de la même façon que nous sommes désormais plus attentifs à repérer par exemple des grandes zones “abstraites” faites par des taches multicolores dans une fresque de Fra Angelico, La Madone des ombres (1438-1450, Florence, couvent de San Marco), qui avaient jusque-là échappé à l’attention des historiens d’art.[4]

[4] : Cf. Didi-Huberman, 1990. L’auteur situe explicitement l’origine de son livre dans la découverte de ces taches.


La force du livre réside dans la mise en évidence d’un dispositif qui avait été jusque-là négligé.

Livre de Didi-Huberman non lu ?

Mauvaise foi qui pousse à l’obscurcissement ?

Un chercheur du CNRS qui fait désordre


Résultat : interruption précoce de la lecture de Monsieur Roque.