Posted: March 31st, 2012 | Author: gasphere | Filed under: autres projets, fausses divagations | Tags: autodafé, écrire, écriturte, doute, Gilles Arnaud | No Comments »
Il est des interstices qui, bien que vides, sont pleins.
Les éléments disposés disparaissent au regard.
Et pourtant la vacuité regorge.
Une vie naît de cette béance et en grande partie y demeure, pour des siècles et des siècles.
La réalité visible est composée de lignes perdues dans un espace et son immensité. Vérité : débordement de possibilités.
L’écriture peut devenir une obsession.
Être obsédé par le sentiment de ne pas écrire assez – le temps passe, les durées qui ne sont pas envahies par les mots paraissent inutiles et gaspillées.
Le voyage dans le temps continue – en vain ? – sans pause, les moments d’accalmies où tout semble se suspendre sont des illusions. La magie d’un autre, celui que je ne suis pas pendant ces absences, ses manques d’attention et de vigilance, d’attirance à l’égard d’une réalité qui elle n’a de cesse de construire du temps, et je suis autre à mon tour.
Obsession d’écrire.
Prendre son stylo, la plume pour certains désormais rares, se mettre au travail pour trouver les mots, puis accéder à l’équilibre.
Une finalité de mise en place est en question. Le bonheur de l’écriture n’est pas toujours au rendez-vous pourtant. Pas d’angoisse de la page blanche, le problème n’est pas là, il réside dans le besoin d’écrire, pour écrire et donc ne pas sombrer dans la sécheresse du sens. La panne de l’écriture est fondamentalement une perception tarie de sens. Les significations échappent au regard de l’écrivain, il ne voit plus, le flux de pensées naissent selon une vitesse différenciée. Un décalage de rythme obture et empêche la construction créative.
Ecrire, c’est être au centre d’un monde. Cela peut aussi consister en un voyage prescient vers des contrées étranges et familières malgré la nouveauté.
Et donc écrire en précédant le texte : une intention se trahissant elle-même. La page doit se remplir, la noirceur obtenue est un leurre de ce qui aurait pu être, l’aboutissement – encore une trahison – est une genre de dissolution.
Il vaut mieux tout détruire.
Archives interdites.
Brûlez tout !
Autodafé permise.
Posted: February 27th, 2012 | Author: gasphere | Filed under: AlterAilleurs, AlterAltitude | No Comments »
La chose se diversifie.
Tout ce qui autre : mon attachement à la montagne s’est étendu.
Le plancher des vaches peut être surprenant, et puis faut pas trop creuser dans la voie du “être au-dessus des autres”. On le fait pas à mal, mais l’ego est une entité subtile et pleine d’une puissance rusée.
Donc, vers toujours plus d’altérité et de démarches alternatives, et des voyages réels aussi mais qui ne seront pas des fuites, mais des façons de découvrir et de voir autrement, mais (encore “mais”), en réalité, tout ce qui passe par la faculté de penser est un voyage imaginaire avec des ancres plus ou moins manifestes, n’est-ce pas ?
par là : http://www.alterailleurs.net/
Posted: February 26th, 2012 | Author: gasphere | Filed under: AlterAltitude | Tags: AlterAltitude, nouveau site culturel, voyages | No Comments »
Le site http://www.alteraltitude.net/ est craché.
Je refais tout, en faisant une partie archive avec les anciens article (les liens sont morts…).
J’ai pas été régulier avec ce projet mais y’ avait des lecteurs.
Nouveau départ avec une idée voisine de l’originale : une insistance sur les voyages.
Et pourquoi pas un blogzine sur mes voyages, des villes qui me tapent dans l’oeil, etc.
à suivre
Posted: June 16th, 2011 | Author: gasphere | Filed under: autres projets, jazz cinéma | 1 Comment »
Abandon ou mise en standby.
Se replier sur un site spécial cinéma et un autre spécial Jazz.
Ne sais pas encore si je garde le nom de domaine.
Y’ a déjà ça :
Posted: June 15th, 2011 | Author: gasphere | Filed under: blog GASphere | No Comments »
Viktor Pelevine, Le livre sacré du loup-garou, Denoël
Vraiment bon, ça carbure sec jusqu’à la fin. A rapprocher de la trilogie Nightwatch de Loukianenko.
La Russie c’est déjà l’Orient, ne l’oublions pas : l’emprise idéologique soviétique n’a pas pu effacer cet aspect fondamental.
Une renarde coquine et spirituelle.
La littérature venue du froid c’est un vrai changement de perspective.
faire un article serait ou trop court ou trop long.
Warren Ellis, Artères Souterraines, Le diable vauvert
On rigole bien mais, cocasse et plein de situations salaces désopilantes.
La fin est une chute au sens propre : une sorte de Happy End postmoderne.
Frank Deroche, Bio, coll. “Blanche”, Gallimard
Nous étions jeunes, nous étions libres. Nous aimions le tofu, les tisanes ayurvédiques et les graines de quinoa. Nous aimions le feng shui, les salopettes en toile et les sorties sans achats. Les digues que nous avions édifiées nous rendaient invincibles. La maladie ne pouvait rien contre nous. On meurt beaucoup dans ce roman ; on y rit aussi. Le mal n’est jamais sans remède ; la nature console de tout.
C’est la quatrième de couv. et en même temps presque l’intégralité du dernier paragraphe de l’ouvrage.
Je ne vois pas où l’auteur veut en venir. Un livre pour lui-même, sur lui-même ?
Le personnage principal est bien étrange, je ne connais pas de personne de ce type.
Philip K. Dick, Radio free Albemuth, Pocket
L’indispensable prélude à la trilogie divine.
à propos
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